mardi 30 mai 2017

Mais ça, c'était avant...

Dans tout le tas de conneries qui défilent quotidiennement sur Facebook, y'en a forcément qui lassent, d'autres qui font bondir (surtout pour leurs fautes d'orthographe), d'autres qui font sourire, parfois...

Et puis y'a celles qui nous font penser que le monde est devenu complètement dingue... et je ne parle pas des actes de ces salopards de lâches bien-connus-des-renseignements-mais-qu'on-laisse-libres-de-tuer-quand-ils-le-souhaitent-au-lieu-de-leur-mettre-une-balle-dans-la-tête-avant-qu'ils-n'agissent.

"Selon plusieurs spécialistes, tous les enfants qui sont nés dans les années 50, 60 , 70 et même début 80, ne devraient pas avoir survécu.
Nos lits étaient multicolores avec des peintures contenant du plomb ou d’autres produits toxiques.
Il n’y avait pas de sécurité enfant sur les armoires et les bouteilles de médicaments.
Nous pouvions faire du vélo sans casque.
Nous buvions de l’eau à même le tuyau d’arrosage, pas d’une bouteille stérile.
Nous mangions des petits gâteaux, du pain et du beurre, sans allergie aucune.
Nous buvions des sodas qui contenaient beaucoup de sucre.
Mais nous n’étions pas en surpoids parce que nous étions toujours en train de jouer à l’extérieur.
Nous quittions la maison le matin et nous passions la journée dehors, tant que nous étions rentrés lorsque les lumières des lampadaires s’allumaient.
Personne ne pouvait nous joindre, et ce, toute la journée. Des smartphones? Nous n’avions même pas de cellulaire!
Pas de Playstation, pas de Xbox, pas de centaines de chaînes sur la télévision, pas de tablette.
Notre Facebook, c’était vraiment un visage et un livre.
Nous avions des amis. Il fallait aller dehors pour les retrouver.
Nous jouions au ballon et il arrivait parfois que le ballon nous fasse mal ! ^^
Nous sommes tombés d’un arbre, nous avons été coupés, nous nous sommes cassé des os et des dents et il n’y avait aucune poursuite pour ces incidents. Personne n’était responsable à part nous. Vous vous souvenez des accidents?
Nous avions des bagarres, nous nous donnions des coups de poings, nous avions un oeil au beurre noir et nous avons appris à surmonter tout cela.
Nous inventions des jeux avec des bâtons et des balles.
Nous pouvions sortir à pied ou en vélo pour aller chez un copain, même s’il habitait à plusieurs kilomètres, frapper à sa porte ou simplement rentrer chez lui pour l’inviter à jouer avec nous.
Nous avions des épreuves de sélection et ce n’est pas tout le monde qui faisait partie de l’équipe. Ceux qui n’étaient pas choisis devaient apprendre à gérer leur déception sans porter plainte pour discrimination.
Certains étudiants étaient moins bons, ne réussissaient pas un examen et devaient refaire la même année scolaire. Les tests n’étaient pas adaptés à qui que ce soit, peu importe la raison.
Nous étions responsables de nos actions. Nous savions qu’il y aurait des conséquences. Des parents qui nous sortent du trouble quand nous avions fait quelque chose de mal à l’école ou aux yeux de la loi? C’était du jamais vu! Ils étaient toujours du côté de l’école ou de la loi! Imaginez ça!
Nous sommes devenus des adultes capables de prendre des risques, des inventeurs, des entrepreneurs.

Nous avions la liberté, l’échec, le succès et la responsabilité. Nous avons appris à gérer tout cela!"

Les gosses d'aujourd'hui sont-ils si différents de ce que nous avons été ?

mardi 9 mai 2017

Lettre à France... et accessoirement à Brigitte.

Non, je ne ferai pas mon Michel Polnareff... car ce que j'ai à lui dire, à la France, ce n'est pas un message d'amour plein de regrets ou de remords.

La France... le plus beau pays du monde, le plus ouvert, le plus vivant, le plus... tout, en fait. C'est ce qu'on dit, en tout cas.
La France, pays des Droits de l'Homme, pays des plus grandes libertés fondamentales.
La France... des Lumières, des Esprits, des grands créateurs, des grands penseurs...

La France,  elle a de la merde plein la gueule.

Oups.

Mais c'est vrai.

La France, elle descend dans la rue pour casser du pédé. La France, elle gueule quand un couple du même sexe s'aime et veut se marier ou adopter. La France, elle est Charlie un jour, mais elle te démonte en 5 minutes tout qui ne pense pas comme elle. La France, elle critique, elle montre du doigt, elle aboie, elle régresse. La France, elle décide de ce que tu peux faire ou non de TON corps. La France, elle rejette la différence. Elle rejette toutes les différences. La France, elle s'attaque au physique, à l'âge, à la couleur, à la famille, à la beauté, à l'amour.
La France, elle est -phobe. Elle est même très souvent miso-.

La France, elle est laide et elle pue de l'intérieur.

Voilà, j'l'ai dit. Et j'irai même jusqu'à dire que je suis fière de ne pas être Française.

Madame Macron, bien que je n'aurais certainement pas voté pour votre époux (d'ailleurs, je n'aurais certainement pas voté du tout), je vous souhaite énormément de courage pour les cinq années à venir.
Parce que pour être la première dame d'un tel pays ayant une telle mentalité, il va vous en falloir.
Et j'admire votre force, parce que moi, après seulement trois jours, je vous avoue que j'aurais fui tous ces connards. En Belgique, tiens, pourquoi pas ?!

Quand je lis ce que je lis, quand je vois ce que je vois, quand j'entends ce que j'entends, j'ai honte pour la France.

Je suis hallucinée par toutes les méchancetés qui déferlent sur le net (et ailleurs) actuellement. Je suis hallucinée par tant de haine, de connerie, de mauvaise foi, de... saletés.

La France est sale.

Oserais-je rêver d'une France plus belle ? Car à leur majorité, mes Bad Gnomes auront le droit de choisir entre les deux nationalités...


(NB : je ne mets pas tout les Français dans le même sac, bien entendu... mais vu de l'extérieur, la France, c'est surtout ça... )