mercredi 31 décembre 2014

Quand Castor pleure Pollux...

Ce billet-ci, tu ne le liras pas. Toi, mon plus fidèle lecteur.

Pourtant, il me semble que je dois l'écrire, comme un dernier adieu.

Un hommage à un ami.

Le souvenir que je garderai de toi est celui d'un homme fatigant, agaçant parfois, à l'horrible accent du Sud parfois incompréhensible pour la petite Belge que je suis. Un homme agaçant, donc, toujours trop sûr de lui, toujours trop fier, à l'égo sur-dimensionné.
Et si bavard !
Mais surtout d'un homme terriblement attachant, qui m'a souvent aidée à croire en l'avenir. D'une gentillesse rare, à l'accent plein d'humour que seuls les gens du Sud peuvent avoir.

On s'était perdu un peu de vue, quelle idée aussi d'habiter si loin et au soleil ? Mais on s'envoyait toujours des nouvelles et des vannes qui nous amusaient tous les deux.

Ce putain de crabe t'a finalement bouffé tout cru, toi qui débordais de vie.

Putain, Deep, j'arrive même à verser des larmes en tapant ces mots, alors qu'on s'était promis de se détester jusqu'à la fin de nos jours !
Et je me sens obligée, à présent, de garder tes horribles colliers de coquillages comme des reliques qui me feront penser à toi à chaque fois que je les regarderai ! Je te hais !

Va en paix, mon vieux Deep. Sache que non, je n'aurais pas pu te détester, j'étais ton Castor, tu resteras mon Pollux. A jamais.


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