mercredi 31 décembre 2014

Quand Castor pleure Pollux...

Ce billet-ci, tu ne le liras pas. Toi, mon plus fidèle lecteur.

Pourtant, il me semble que je dois l'écrire, comme un dernier adieu.

Un hommage à un ami.

Le souvenir que je garderai de toi est celui d'un homme fatigant, agaçant parfois, à l'horrible accent du Sud parfois incompréhensible pour la petite Belge que je suis. Un homme agaçant, donc, toujours trop sûr de lui, toujours trop fier, à l'égo sur-dimensionné.
Et si bavard !
Mais surtout d'un homme terriblement attachant, qui m'a souvent aidée à croire en l'avenir. D'une gentillesse rare, à l'accent plein d'humour que seuls les gens du Sud peuvent avoir.

On s'était perdu un peu de vue, quelle idée aussi d'habiter si loin et au soleil ? Mais on s'envoyait toujours des nouvelles et des vannes qui nous amusaient tous les deux.

Ce putain de crabe t'a finalement bouffé tout cru, toi qui débordais de vie.

Putain, Deep, j'arrive même à verser des larmes en tapant ces mots, alors qu'on s'était promis de se détester jusqu'à la fin de nos jours !
Et je me sens obligée, à présent, de garder tes horribles colliers de coquillages comme des reliques qui me feront penser à toi à chaque fois que je les regarderai ! Je te hais !

Va en paix, mon vieux Deep. Sache que non, je n'aurais pas pu te détester, j'étais ton Castor, tu resteras mon Pollux. A jamais.


mardi 30 décembre 2014

Bronchosaure...

Cela fait exactement à peu près quatre ans et dix mois que je ne fume plus.

Et je n'ai jamais autant toussé qu'aujourd'hui !

L'expert médical qui est en moi (8 saisons de Dr House et 9 saisons de Grey'anatomy, quand même) imagine un truc du genre bronchite, ou broncho-quelque chose.


lundi 29 décembre 2014

Ma Ville qui Résiste...

Tout le monde se souvient du petit village qui résiste à l'envahisseur, dans Astérix...

Moi, j'habite dans la seule ville belge qui a résisté à la neige, et j'en suis fort aise !

D'aucun publie ça et là des tonnes de photos de la "belle" poudreuse... et vas-y que je te fais un bonhomme de neige, et vas-y que je pose en maillot de bain sur la terrasse enneigée (oui, j'ai des amis un peu tarés), et voilà que je te montre un beau paysage ardennais, ou que je skie dans les Fagnes...

Même Bruxelles n'y a pas échappé !

La neige est partout.

Sauf à Liège.

Oh bien sûr, il a légèrement floconné... mais vraiment légèrement, juste de quoi me faire garder le sourire, moi qui exècre la neige !

Alors j'ai moi aussi publié la neige que je voyais par la fenêtre... et je souris encore plus :


Du coup, je pense que nous irons présenter nos vœux en mai, quand tout sera fondu, dans mon Ardenne Natale ! ^^

lundi 22 décembre 2014

Ruses et Sourires...

Bad Baby et Bad Mini Boy sont deux petits garçons plein de Vie... et même s'ils sont parfois freinés par un rhume un peu plus important de temps en temps, ça ne les empêche pas de rire, de chahuter, de courir, de collectionner les conneries ou les bons mots...

Bad Mini Boy est dans sa phase "Papa il a dit que":

- Papa il a dit que la musique c'était à moi !
- Papa il a dit je peux !
- Papa il a dit que je dois pas ranger !
- C'est pas moi, c'est Papa qui a dit que !
- Papa il a dit que, que, que, que...

En fait, si on en croit ce petit filou, Papa lui passe tout, lui donne tout, lui pardonne tout, et accepte tout ! Et comme Papa a toujours raison, il tente de me faire gober cette énorme supercherie ! :)
Bad Mini Boy est souvent sournois, petit futé, mais vraiment amusant !
Pour preuve, quand on lui demande "pourquoi tu as fait ça?" (par exemple), il répond, de sa petite voix comique "paske c'est tout!" :)
Et depuis qu'il chante tout ce que Bad Baby apprend à l'école, il est vraiment le petit bonhomme le plus drôle et le plus adorable du monde. De mon monde.

Bad Baby quant à lui, joue au grand frère et se prend souvent pour l'instructeur de son frère.

- Tu te mets là, tu écoutes, tu fais ceci, tu ne peux pas faire comme cela... c'est trop compliqué pour toi... attends je vais faire... calme-toi, sois sage...

Il utilise aussi Bad Mini Boy quand il a la flemme.

- Vas me chercher ceci, ou cela. Ramasse ma lettre/mon cube/mon Doudou/mes chaussons...

Il est entré dans une phase "je ne veux plus jamais", et nous le sort à toutes les sauces :

- Je ne veux plus jamais jamais de bisous.
- Je ne veux plus jamais te voir.
- Je ne veux plus jamais faire caca.
- Je ne veux plus jamais me lever.
- Je ne veux plus jamais boire du lait.

Il suffit de lui répondre "d'accord, tu n'auras plus jamais de bisous, ou ok, ne fais plus jamais caca, le docteur te mettra des suppos, ou d'accord ne bois plus jamais de lait, j'en aurai plus pour mettre dans mon café" pour que, contrarié, il change aussitôt d'avis ("oui, mais des bisous avant le dodo, et après le dodo, et quand je vais à l'école, je veux bien").

Bref, avec ces deux phénomènes, il faut ruser, constamment, mais qu'est-ce que c'est drôle !

Quand je fais le bilan de cette année qui se termine, je ne peux que croiser les doigts pour que la suivante se déroule de façon aussi heureuse.
Avec moins de rhumes, ça sera parfait. :)

jeudi 18 décembre 2014

Idée Nostalgie...

Mon Bad Boy est parti à la chasse au cadeau de Noyel, dimanche.

Tous les magasins étaient exceptionnellement ouverts.

(en fait, c'est pas aussi exceptionnel, vu que c'est chaque année à la même période)

Il est parti à peu près trois heures. Même que je me demandais s'il s'était perdu. Ou peut-être qu'il n'avait pas d'idées. Ou peut-être qu'il y avait beaucoup de monde.

Et puis j'ai reçu un sms : "j'ai trouvé, je rentre!"

Arf. Mission accomplie pour lui.

Ce samedi, c'est à mon tour de partir.

Il va me falloir cinq heures. Peut-être même huit heures ! Et je sens que je vais rentrer avec des tas de trucs pour les Gnomes; sans doute des trucs pour moi; éventuellement des trucs pour la maison... et pî ça sera tout.
Parce que je n'ai aucune idée !!!
Pourtant je l'aime, promis !
Mais j'ai pas d'idées !

Et puis hier, j'ai entendu un truc à la radio. Et je me suis dit "ah ben voilà une bonne idée qu'elle est bonne!".

Alors hier soir, je lui ai dit ! "Ça y'est ! J'ai une idée ! C'est en écoutant la radio que je l'ai eue !"

Et il a eu très peur.

Parce que ma radio, c'est Nostalgie.  

lundi 15 décembre 2014

De La Place...

Quand on décide d'avoir un enfant, ou que l'on est déjà enceinte, toutes les bonnes âmes charitables sont là pour nous accabler de conseils, de mises en garde, de "si j'étais toi", ou de "moi à ta place".

On a droit aussi au chapitre "tu sais, avec un enfant", ou à celui de "on n'image pas mais un enfant..."

Tout !

On a droit à tout.

Toutes les expériences, bonnes ou mauvaises. Sur les soins, l'allaitement, le portage, les poussettes, l'éducation, les vêtements, les jouets, la fessée,...
Tout y passe ! C'est simple, au bout du huitième mois de grossesse, on est tellement blindée qu'on a l'impression d'attendre notre dixième mouflet !

Même les nullipares y vont de leur expérience des autres. En ponctuant en général d'un "moi, jamais ça", ou éventuellement d'un "quand, à mon tour".

Mais s'il y a une SEULE chose que personne ne nous dit, c'est qu'une fois qu'ils sont là, tes mouflets, tes armoires, elles ne t'appartiennent plus jamais de la vie !
Tu dois dégager petit à petit tes propres affaires afin de faire de la place aux leurs !

C'est ainsi que ce week end, mon Bad Boy et moi avons trié trois tonnes de paperasserie en tout genre, jeté deux tonnes et demi sur les trois, et récupéré une planche et demi dans le buffet de la salle à manger... pour y ranger les jeux de lettres et les puzzles des Bad Gnomes.

jeudi 11 décembre 2014

Au Revoir Coucou...

Cette semaine, Bad Baby a encore grandi.

Cette semaine, Bad Baby a encore pris de l'assurance.

Cette semaine, Bad Baby n'a plus besoin de faire coucou-au revoir par la fenêtre de la classe, quand je m'en vais le matin, après l'avoir embrassé 1000 fois, et lui avoir donné 1000 recommandations.

La semaine dernière, pourtant, il y tenait encore comme à la prunelle de ses yeux, à notre coucou-au revoir du matin.
Lui dans sa classe, debout à côté du radiateur, moi de l'autre côté de la cour, tenant la poussette de Bad Mini Boy d'une main, et envoyant des bisous volants de l'autre.

Maintenant, il embrasse son petit frère, deux fois. Il me fait un gros câlin. Puis il s'en va s'asseoir à sa place, avec son copain Jérémy. Il met son masque de petit écolier, et il me laisse partir, sans faire coucou par la fenêtre.

Cette semaine, Bad Baby a encore grandi.

Il a pourtant la même taille que la semaine dernière. Mais il n'a plus besoin de faire coucou par la fenêtre de sa classe.

Je vais essayer de grandir aussi. Mais la semaine prochaine, promis !
Parce que demain, je lui demanderai quand même "on s'fait coucou-au revoir par la fenêtre ? ", des fois qu'il dirait oui ! ♥

Insupportables To Do lists...


mercredi 3 décembre 2014

Du Haut de Mon Perchoir...

L'avantage, quand on habite une maison dite bel-étage, c'est que, lorsque quelqu'un sonne à la porte, on n'est pas obligé de descendre ouvrir après avoir vérifié du premier étage qui est l'importun. Parce que ce sont toujours des importuns. Quand j'attends quelqu'un, c'est rarement à 10h du matin, et généralement, je suis prévenue. :)

Et je vous avoue que ça m'arrange très bien, et ce pour deux raisons :

La première est que lorsque le visiteur est une personne que je classe dans les "casses-couilles", je peux être très très très désagréable, voire agressive, voire grossière. Ça vaut donc mieux que le type (ou la nénette) ne m'ait pas en face de lui. :)

La seconde est que je suis devenue un rien parano vu tout ce qui traîne dans les rues, et que vraiment, je n'ai pas envie d'ouvrir la porte à un faux représentant de je-ne-sais-pas-quoi et me faire agresser, tout simplement. J'ai deux petits bouts à la maison, je ne prends pas le risque d'ouvrir à n'importe qui.

Ça donne parfois lieu à des dialogues assez cocasses, du haut de mon perchoir.

Scène 1.

- " Oui, c'est pour quoi ?"
- " Bonjour, pourriez-vous descendre de votre perchoir et m'ouvrir ?"
- " Bah c'est pour quoi ? Que je ne descende pas pour rien ! "
- " Je n'ai pas pour habitude de parler aux gens en penchant la tête en arrière !"
- " Ben venez-en au but directement, alors, qu'on en finisse, c'est pour quoi ? "
- " Non, décidément, je ne vous sens pas réceptive, tant pis, bonne journée."

Et je ne saurai jamais pourquoi il est venu ! ^^

Scène 2. (du deuxième étage, chambre des enfants)

- " Oui, c'est pour quoi ?"
- " Bonjour, nous venons pour (Vrouuuuuuuuum, voiture bruyante )... du quartier !"
- " Quoi ? Excusez-moi, je n'ai pas compris ! "
- " Nous venons pour ( vrouuuuuuuum, deuxième voiture bruyante) ... du comité de quartier (c'est ce que je comprends).
- " Ah, attendez, je descends !"
Deux étages plus bas, j'ouvre la porte, et paf, mon regard est attiré par un Jésus et une espèce de bible ! Bordel, je me suis fait avoir !
- " Vous n'êtes pas du comité de quartier, c'est ça ?"
- " Nous vous apportons la Bonne Nouvelle, et une réunion aura lieu..."
- " Vous me faites descendre deux étages en laissant mes petits seuls en haut en vous faisant passer pour le comité de quartier alors que vous venez simplement faire chier avec des bondieuseries qui n'intéressent personne parce que ceux que ça intéresse ils prient chez eux ou à l'église sans emmerder le monde toutes les 5 minutes ???! "
(Premier (d'une longue série) claquage de porte, nous venions d'aménager ici ! :p )

Scène 3.

- " Oui, c'est pour quoi ?"
- " Une bonne assurance obsèques..."
- " Désolée, je n'ai pas encore l'intention de mourir, on a encore besoin de moi, bonne journée."

Scène 4. (ce matin)

- " Oui, c'est pour quoi ?"
- " Bonjour, nous venons vous conseiller de comment accueillir Dieu chez vous."
- " S'il s'essuie les pieds avant d'entrer, il sera toujours bien accueilli, je compte sur vous pour le lui dire de ne pas flotter au-dessus du paillasson, bonne journée."

Par contre, je suis extrêmement souriante et conciliante avec mes amis, ainsi qu'avec les livreurs de disques, de pizzas, le facteur, et ceux qui apportent les colis venant de Bretagne ! :)

Je pense que Roméo aurait pris un fameux râteau, avec moi !