lundi 6 mai 2013

Bien peu de chose...

Ce matin, mon Bad Boy a donc prévenu McGuyver que nous quittions sa maison foireuse en septembre (bon, connaissant mon Bad Boy et sa diplomatie légendaire, il a sûrement mis les formes et le miel) (la méchante, c'est moi) (c'est pour ça qu'il a écopé de la mission, d'ailleurs)... et m'a appelée ensuite pour me raconter.

Et bien contre toute attente, McGuyver a l'air de s'en foutre comme de sa première branlette, que nous partions.
Nous qui avions peur de le peiner, de devoir répondre à de larmoyants "pourquoi?", moi avais peur de le blesser en lui énumérant tous les défauts de sa maison pourrie alors que plein de bonne volonté, il avait fait lui-même les travaux pour tenter d'y remédier...

Il s'en fout. Tant qu'il connaît la date pour pouvoir remettre des affiches, c'est bon.
Pas la peine d'envoyer le renom par courrier, qu'il a dit (chose que je vais quand même faire), c'est bon, tant qu'il connaît la date pour remettre des affiches...

Voilà. On a toujours peur de faire du mal, on essaye de dire les choses avec tact, et au final, quelle que soit la situation (un proprio, un employeur, un parent, un ami), on a en face de soi quelqu'un pour qui on est qu'un numéro, qu'un locataire de plus, qu'un emmerdeur de plus.

J'en arrive de plus en plus souvent à cette conclusion. Et pourtant, on continue à user de diplomatie.

On est cons, les gens, j'vous l'dis.

Aucun commentaire: