vendredi 5 août 2011

On ne peut pas être et avoir été...

Dur constat, mais pourtant si réel...

J'avais 16 ou 17 ans quand j'ai commencé à travailler comme étudiante chez un restaurateur italien.
Le type même de l'Italien macho au grand coeur, avec en prime, un fichu caractère ardennais de derrière les fagots. Rien ne me laissait croire que je resterais plus d'un week end sous ses ordres, et pourtant... au fil du temps, de ses déménagements, ou des miens, devenus amis,  j'ai continué à lui donner de temps en temps des coups de mains... parce qu'il n'a jamais pu garder une serveuse, et que je suis une des rares (voire la seule) à le supporter depuis plus de 20 ans. :)

Hier soir, je suis allée chez lui (il a emménagé à Liège en même temps que moi, ou presque), parce qu'il avait besoin de quelqu'un pour l'aider (et ce soir et demain)...
Un jeudi soir très calme, les gens sont en vacances, juste quelques plats à emporter, et une table dans le resto.
Pas la mer à boire, donc.

Et ben si !
Je me suis rendu compte que j'étais bonne pour l'hospice, tellement mes jambes ont souffert de rester debout trois heures (seulement trois !!!!) d'affilée!
Trois petites heures de rien du tout, et je suis rentrée comme après deux marathons consécutifs. Alors que j'étais la  " sorcio " la plus rapide de l'Italie !
Je suis vieille.
Je dois me faire une raison, je suis vieille.

1 commentaire:

Miss Zen a dit…

Italo-ardennais !!!!! Pas facile a gérer un mélange pareil ! Mais non tu n'es pas vieille, tu manques d'entraînement, c'est tout !